REF: 12963
Lamartine, alors à Florence, défend âprement ses terres
Alphonse de Lamartine (Mâcon, 1790/1869)Poète et homme politique français.
Description : Belle et intéressante lettre de Lamartine, écrite de Florence, le 12 septembre 1827, à propos d'un litige concernant une propriété. "Si ce coin de terre vaut 15 francs pour moi qui le possède de tout temps, que vaut-il pour vous qui y mettez assez de prix pour me la disputer par un procès ? C'est un devoir pour moi de conserver ce que j'ai, ce que j'ai donné en ferme à tous mes fermiers, ce que me parents m'ont laissé. Je ne regarde pas les valeurs mais les principes [...]. Soyez sur que vous…
Lire la suiteBelle et intéressante lettre de Lamartine, écrite de Florence, le 12 septembre 1827, à propos d'un litige concernant une propriété. "Si ce coin de terre vaut 15 francs pour moi qui le possède de tout temps, que vaut-il pour vous qui y mettez assez de prix pour me la disputer par un procès ? C'est un devoir pour moi de conserver ce que j'ai, ce que j'ai donné en ferme à tous mes fermiers, ce que me parents m'ont laissé. Je ne regarde pas les valeurs mais les principes [...]. Soyez sur que vous êtes trompés par vos gens dans cette affaire. [...] Il n'y a pas possibilité d'en douter pour un homme qui connait les lieux. La lisière est marquée par des troncs anciens ; et on fait assez que les terres ne gagnent pas sur les bois. Je ne reculerai donc certainement pas [...] je suis au contraire disposé à la pousser le plus vigoureusement possible quelque ennui qui m'en coûte [...]". Conciliant de caractère, il consent à nommer des arbitres et enjoint son correspondant à faire de même.
Pierre-Théodore Morelet était grand propriétaire terrien, négociant et ancien maire de Dijon.
RéduireEncre brune sur feuillet double de papier vergé "Al Masso". Adresse au verso du second feuillet avec cachet de cire rouge en parti conservé et nombreuses marques postales.
480 €