Écrivain, éditeur, journaliste et membre de l'Académie, il fût spécialiste de la littérature nord-américaine.
Type de document : lettre autographe signée
Nb documents : 1 - Nb pages : 2 - Format : In-8
Lieu : Sans
Date : 4 juin [1999]
Destinataire : [M. Morvan-Duhamel, directeur de l'Institut d'histoire sociale.]
Etat : pliure
Description :
Michel Mohr défend sa position dans le droit fil de l'Académie, en ne signant pas la Charte du Conseil de l'Europe concernant la langue bretonne : "Je regrette de vous décevoir en ne signant pas d'appel à ratifier la Charte du Conseil de l'Europe. Je m'en tiens, en cela, à la position qui est allé de la Compagnie à laquelle j'appartiens, l'Académie française.
Au surplus, la langue bretonne que parlait couramment deux de mes grands-parents et dont je connais moi-même plusieurs expressions, n'est… Lire la suite
Michel Mohr défend sa position dans le droit fil de l'Académie, en ne signant pas la Charte du Conseil de l'Europe concernant la langue bretonne : "Je regrette de vous décevoir en ne signant pas d'appel à ratifier la Charte du Conseil de l'Europe. Je m'en tiens, en cela, à la position qui est allé de la Compagnie à laquelle j'appartiens, l'Académie française.
Au surplus, la langue bretonne que parlait couramment deux de mes grands-parents et dont je connais moi-même plusieurs expressions, n'est en rien concernée par cette Charte. Dieu merci, la langue n'est plus persécutée comme elle l'a été sous la IIIe République. Elle est parlée, écrite, publiée ; des collèges où l'enseignement se fait en breton existent ; une radio en breton existe et bientôt une chaine de télévision doit voir le jour.
Bref, la « Charte »projetée ne lui apporterait rien qu'elle ne possède déjà. Je m'en réjouis me considérant comme Breton et Français".